Manif à Béziers

Manif hier mardi 15 novembre , comme tous les mardis. Mais, cette fois, non plus à Fontfroide mais à Béziers, pour soutenir les copains de Hurlevent qui veulent éviter le nouveau saccage programmé à Ferrières-Poussarou. L’article du Midi Libre de ce jour, 16 novembre, relate l’essentiel de ce qui s’est passé.

La position d’ EDF est d’ailleurs totalement biaisée (« avec les 30 MW de Ferrières Poussarou, on pourrait alimenter 12% des foyers de l’ouest héraultais »!) Or, le courant qu’ils veulent produire n’alimente, en réalité, que 160 foyers par an, chauffage compris, par éolienne de 2MW, compte tenu de l’intermittence du vent (les machines ne tournent pas 24 h sur 24 et 365 jours/an mais 1900 h/an en moyenne).(pour la démonstration voir Ludovic Grangeon dans la revue de presse de VDC n°452 du 23 novembre 2011).
Donc: 30MW à Ferrières Poussarou prévus par EDF=15 éoliennes de 2MW=15 fois160 foyers=2400 foyers représentant 12% des foyers de l’ouest héraultais pour un total de 2400/12×100=20000 foyers pour tout l’Ouest. Il y a comme une erreur…

Article du Midi Libre – 16 Nov 2011


EDF tue Fontfroide

EDF tue Fontfroide

L’étude d’impact des éoliennes industrielles a purement et simplement oublié les dégâts causés par les travaux de leur implantation.

Albert M., habitant historique de Salvergues, descend de son échafaudage de restauration du presbytère pour exprimer son exaspération : « Vingt camions par jour pendant deux mois ! Des troupeaux de mouflons complètement terrorisés, qui se réfugient dans le jardin… Des nuages de poussière blanche tourbillonnant au passage des cinq essieux lancés à plus de soixante ….. Lire la suite

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Petit historique des actions citoyennes menées depuis 12 ans

Petit historique des actions citoyennes menées depuis 12 ans contre la construction d’une centrale éolienne à Fontfroide, malgré la municipalité de Fraïsse, malgré le Parc du Haut Languedoc et les autres administrations. 

2002 : La société SIIF Energies (Société Internationale d’Investissements Financiers….)  a présenté un premier permis de construire, annulé en 2005 par le tribunal administratif de Montpellier pour cause d’atteinte au site.

2006 : la société, depuis intégrée à EDF, revient à la charge et le préfet lui délivre 2  permis pour 10 machines de 2 MW chacune et de 100m de haut en bout de pale, 2 permis sur le même site pour bénéficier d’un tarif d’achat favorable.

2008 : Nouvelle annulation par le tribunal administratif de Montpellier

2010 : EDF gagne devant la cour d’appel de Marseille (l’association déboutée s’est pourvue en cassation devant le Conseil d’Etat) et relance le projet de centrale.

2011 : Un des plus beaux espaces naturels de la région est livré à la destruction.

Conseil d’Etat sursis à exécution

N° 350691

CONSEIL D’ETAT

SECTION DU CONTENTIEUX

OBSERVATIONS COMPLEMENTAIRES
A L’APPUI D’UNE REQUETE EN SURSIS A EXECUTION

POUR :

1° L’association «L’ ENGOULEVENT

2° Madame Marie GUASTALLA et Monsieur Claude BENSIGNOR

3° Monsieur Christophe CHASSARY

4° Monsieur Guy VIDAL

5° Monsieur Pierre RONEZ

Ayant pour avocat au Conseil d’Etat
La SCP ALAIN MONOD – BERTRANDCOLIN

CONTRE :

1/ la société EDF EN FRANCE venant aux droits de la société SIFF ENERGIES FRANCE,
2/ la communauté de communes de la montagne du Haut-Languedoc,
3/ le maire de la commune de Fraïsse-sur-Agout,
4/ le préfet de la région Languedoc-Roussillon.

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Les exposants souhaitent apporter des précisions concernant le caractère difficilement réparable des conséquences que produit l’exécution de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille et sur l’urgence qu’il y a pour le Conseil d’Etat à statuer sur la requête.

Les photos produites à l’appui du présent mémoire font en effet apparaître que l’installation des éoliennes est en cours.

Des chemins ont été élargis, les sites prévus pour les éoliennes ont donné lieu à l’abatage d’arbres et au terrassement du sol.

Certaines éoliennes ont leur ferraillement déjà achevé.

Les photos qui sont produites à l’appui de ces observations montrent ainsi que l’exécution de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille a des conséquences difficilement réparables sur les sites concernés et leur environnement.

PAR CES MOTIFS et tous autres à produire, déduire ou suppléer, les exposants persistent en leurs précédentes conclusions.

SCP ALAIN MONOD – BERTRAND COLIN
Avocat au Conseil d’Etat

PRODUCTIONS :

1. Photo : vue depuis la montée vers le plo d’Espluc vers éolienne n°6, la piste recalibrée vers éoliennes n°7 à 10 et sur la droite, la piste élargie du bois de Sauze
2. Photo : virage élargi à 15 m en aval du col du plo d’Espluc
3. Photo : route entre Plo d’Espluc et Montplo élargie à 8m
4. Photo : col de Montplo (sur l’exacte ligne de partage Atlantique-méditerranée), éolienne n°3 à gauche et son ferraillage terminé; et l’éolienne n°2 en cours de terrassement en haut, plateforme de levage des machines à droite toute
5. Photo : éoliennes n°2 et 3
6. Photo : éolienne n°3 avec la plateforme de levage
7. Photo : éolienne n°3 et de son ferraillage terminé
8. Photo : site de l’éolienne n°3 prise depuis la montée vers l’éolienne n°2
9. Photo : terrassement en cours sur l’éolienne n°2.

Conseil d’Etat sursis à exécution à télécharger

Collectif pour la préservation des landes de Fontfroide

Pour laisser la place à un parc éolien industriel, le massacre d’un pan entier du Somail-Espinouse, espace naturel d’exception, vient de commencer dans l’indifférence générale et au mépris du public et des professionnels locaux vivant du tourisme.

Ballet incessants de bulldozers et de camions, route élargie de 10 mètres, interdiction de circulation sur le GR7 en pleine saison : depuis le printemps 2011 on assiste à unedestruction systématique des fameux « balcons de l’Hérault » de part et d’autre du col de Fontfroide.

La piste de la crête a été élargie à 10m (c’était un sentier de Grande Randonnée), on y apporte du tout-venant, les virages sont rabotés, et le futur bétonnage des pentes est prévu, précédé de coupes des hêtres pour permettre la circulation des engins de chantier, et de clôtures autour des futures éoliennes.

L’étape d’après : le défonçage des landes pour les socles des machines.

Le site naturel exceptionnel de Fontfroide se transforme en zone industrielle.Pourquoi ?

–         Ce n’est pas pour diminuer l’effet de serre, puisque, vue l’intermittence du vent, il faut épauler les éoliennes par des centrales au fuel, charbon ou gaz !

–         Ce n’est pas pour créer des emplois, car on ne fabrique pas de machines en France. On en supprime même parce qu’on attente aux emplois du tourisme de nature.

–         Ce n’est même pas pour sortir du nucléaire, car avec l’argent gagné sur l’éolien industriel, EDF, GDF Suez, AREVA, ALSTOM, etc, investissent dans des centrales nucléaires partout sur la planète. Et Fontfroide devient le Fukushima de la lande.

C’est pour le fric.

Pourquoi ne pas installer des éoliennes près des lieux de consommation, des centres urbains, au bois de Boulogne, sur la côté d’Azur… si ces machines sont considérées comme inoffensives et indispensables à la planète ?

Pourquoi les placer systématiquement dans les sites les plus merveilleux des terroirs ruraux sous peuplés où la contestation ne peut élever de barricades ?

Petit historique des actions citoyennes menées depuis 12 ans contre la construction d’une centrale éolienne à Fontfroide, malgré la municipalité de Fraïsse, malgré le Parc du Haut Languedoc et les autres administrations.

2002 : La société SIIF Energies (Société Internationale d’Investissements Financiers….)  a présenté un premier permis de construire, annulé en 2005 par le tribunal administratif de Montpellier pour cause d’atteinte au site.

2006 : la société, depuis intégrée à EDF, revient à la charge et le préfet lui délivre 2  permis pour 10 machines de 2 MW chacune et de 100m de haut en bout de pale, 2 permis sur le même site pour bénéficier d’un tarif d’achat favorable.

2008 : Nouvelle annulation par le tribunal administratif de Montpellier

2010 : EDF gagne devant la cour d’appel de Marseille (l’association déboutée s’est pourvue en cassation devant le Conseil d’Etat) et relance le projet de centrale.

2011 : Un des plus beaux espaces naturels de la région est livré à la destruction.

Et après ? Plusieurs centaines de nouvelles implantations ? Des nouvelles saignées dans les paysages ? Les hauts cantons transformés en zone industrielle ?

collectif.fontfroide@gmail.com